Prélèvement à la source ! Cette fois, c’est vraiment pour 2019 !

Vous avez jusqu’au 15 septembre pour choisir votre taux d’imposition. Mais, comment le choisir ?

Le taux personnalisé ou individualisé

C’est le taux par défaut. Si vous avez reçu votre fiche d’imposition, votre “taux personnalisé” y est indiqué. Il est calculé sur la base de tous vos revenus 2017. A ce taux, d’éventuels abattements sont intégrés automatiquement. C’est par exemple le cas des frais professionnels, mais pas des crédits d’impôts.

Si vous êtes célibataire et que vous n’avez aucun problème avec le fait que votre entreprise connaisse votre taux d’imposition, c’est le choix à faire. Vos impôts seront prélevés en une fois, chaque mois, sur votre fiche de paie.

Si vous êtes en couple, vous pouvez aussi choisir cette option, c’est le “taux individualisé”. Surtout si des écarts de salaire existent entre les deux conjoints. Le but : que chacun paie son impôt selon sa situation propre et l’employeur ne connaît pas les revenus du conjoint.

Dans cette éventualité, si des revenus communs existent, ils sont partagés à parts égales. Tout comme les éventuelles réductions d’impôt obtenues par les demi-parts fiscales. L’administration fiscale proposera ensuite à chacun des deux conjoints un taux qui sera adapté à leur situation individuelle.

Le taux foyer

C’est le taux pour les couples qui souhaitent s’acquitter à parts égales d’impôts, même s’ils n’ont pas les mêmes revenus. Comme pour l’option précédente, il est calculé sur la base de votre dernière déclaration d’impôt en prenant en compte les revenus (salaire, foncier…) et la situation familiale du foyer dans sa totalité, donc les demi-parts de quotient familial.

Le taux neutre

Vous connaissez le principe : si vous êtes salarié, c’est à votre entreprise de prélever votre impôt directement sur votre salaire. Pour cela, votre employeur doit donc connaître le taux de prélèvement qui vous a été attribué, calculé en fonction de vos revenus déclarés. Dans ces revenus, il n’y a pas que les émoluments liés au travail qui sont pris en compte mais aussi vos éventuels revenus fonciers. Si vous voulez conserver ces informations secrètes de votre employeur, ou ne pas dévoiler le niveau de salaire de votre conjoint avec un taux “foyer”, vous pouvez opter pour le “taux neutre”, aussi appelé “non personnalisé”.

Ce taux correspond à l’imposition d’un célibataire sans enfant à charge. Par conséquent, seul le montant de votre salaire est pris en compte pour calculer son montant. Selon la grille des barèmes fixée par la loi de Finances 2018, vous n’êtes pas imposable si votre salaire mensuel se situe sous la barre des 1.367 euros brut. Si vous êtes au-dessus, il grimpe de 0,50% pour les personnes percevant entre 1.368 euros et 1.419 euros brut, à 43% pour les rémunérations mensuelles dépassant 46.501 euros.

Attention, n’allez pas croire que le choix de ce taux vous permettra de payer moins d’impôts. Même si vos revenus fonciers ne sont pas pris en compte dans le calcul de ce taux, ils restent imposables. Chaque mois, la part équivalente au montant dû au fisc à ce titre sera directement prélevée sur votre compte bancaire, sans que votre employeur n’en connaisse leur existence.

Mais il n’y a pas que des avantages à adopter ce taux non personnalisé, notamment si vous avez des enfants. En étant considéré comme “célibataire sans enfant” par l’administration fiscale, vous paierez plus d’impôts que ce que vous devriez, vos demi-parts fiscales supplémentaires n’étant pas prises en compte. Vous recevrez malgré tout un remboursement des sommes que vous doit l’État au titre de ces parts au mois d’octobre, en fin d’année fiscale.

source : marianne.net